vendredi 21 décembre 2007
mercredi 19 décembre 2007
shaman
sculptures matinales
mardi 18 décembre 2007
raifort
ne pas confondre le raifort racine (qui fait de profondes racines et d'énormes feuilles vertes)(cochlearia armoracia) avec le raifort officinal (cochlearia officinalis) qui lui, fait de petites feuilles vertes qui ressemblent un peu à des feuilles de ficaire ou de claytone de cuba... de roquette aussi pour la forme et l'aspect... voyez avec google images éventuellement car je n'ai pas de photo sous la main...

raifort râpé, mélangé à un peu de vinaigre, vin blanc, sec... constitue un condiment à mettre sur mes gnochis de pommes de terre...
les deux sont très intéressants et très différents...
le raifort racine a peut-être des difficultés à pousser dans la moitié sud de la France car il aime plutôt les climats frais... il constitue une source intéressante de vitamines, et un condiment disponible toute l'année : il est vivace et se multiplie à volonté au moyen d'éclats de racines.
en autarcie c'est une plante à promouvoir car il pousse tout seul et tout se mange : feuilles et racines, c'est surtout cette dernière, très piquante, qui est utilisée comme condiment sous diverses formes (sauces, râpée, etc...) Lorsque je déterre une racine de raifort je replante systématiquement le collet après l'avoir coupé, ou les bouts de racines trop petits et que je n'utilise pas : je fais ainsi une rotation sur diverses plates-bandes en en refaisant toujours des nouvelles un peu plus loin. les feuilles du raifort racine (hachées jeunes dans les salades en été ou cuites avec autre chose si elles sont plus grandes) disparaissent en hiver et il faut donc se souvenir des endroits où il pousse si on veut le déterrer pendant la saison froide.
Le raifort officinal est aussi une plante condimentaire très intéressante dans les salades (bisanuelle car fait des fleurs et se ressème l'année suivante) un peu plus délicat à cultiver que le raifort racine car il peut être sensible aux mauvaises herbes et se faire étouffer si on n'y prend garde. Même goût piquant, ce sont ses feuilles que l'on utilise et elles ont l'énorme avantage de ne pas craindre le gel hivernal : vous pouvez ainsi réaliser - à condition de s'y prendre à temps - une plate-bande entière de verdure, supercontré de vitamines où vous pourrez prélever des feuilles à joindre à vos plats ou tartines durant l'hiver.
le reste des racines est replanté.
quant aux gnochis dont je parle, ils sont faits de pommes de terres cuites, écrasées, puis mélangées à plein de choses comme noix et noisettes râpées, onagre, tournesol, lin moulus, pour les oléagineux, purée de pois pour les protides, et pour lier, farines de blé, seigle, avoine, chanvre, épeautre juste un peu de chaque selon ce que l'on a sous la main... fines herbes ensuite... deshydratées, puisque là le jardin est à présent gelé...
février en décembre
sinon c'est un spectacle digne d'un mois de février, que nous avons alors que nous ne sommes même pas encore en hiver... les ruisseaux et cascades de glace, les fenêtres givrées au réveil...
seules les ronces ne semblent pas craindre : elles resteront vertes tout l'hiver constituant ainsi un aliment intéressant pour la faune comme cerfs et chevreuils... les canards apprécient le ruisseau qui, lui ne gèle pratiquement jamais...
samedi 8 décembre 2007
autarcie
si l'on s'intéresse au mode de vie autarcique il faut prendre en compte beaucoup de choses...
en général on pense d'abord au jardin pour la production de nourriture ; en fait en autarcie il faut envisager bien plus largement des cultures qui vont nous permettre de tenir d'une année à l'autre et il faut donc cultiver des surfaces plus importantes qu'un simple jardin, mais aussi des choses différentes.
car non seulement les légumes du jardin risquent d'être insuffisants en quantité - d'autant plus si l'on est une famille entière, mais ils ne répondent pas à eux seuls à nos besoins... il nous faudra donc cultiver une certaine surface de céréales, racines, légumineuses, oléagineux... qui vont arriver à "caler" tous les estomacs, mais aussi qui vont nous permettre de passer une période d'environ six mois durant laquelle il n'y a aucune production.
il y a quand même pas mal de "mauvaises herbes" disponibles tout au long de l'année : il est bon de connaître l'essentiel des plantes de la nature qui nous entoure, car à quelques unes près elles sont toutes mangeables. Elles constituent des compléments très intéressants et en cas de menace réelle de disette elles peuvent nous aider à passer des caps difficiles. Mais simplement comme elles poussent toutes seules c'est toujours çà de travail en moins... Elles représentent aussi une bonne partie de notre pharmacie.
on a aussi tendance à oublier que le jardinage moderne est souvent un jardinage en kit : on achète les semences et les plants. en autarcie il faut pouvoir les produire soi-même, et sans artifices. cela exclut certaines cultures sensibles, selon les régions...
se pose aussi la question des fibres textiles : nous en avons besoin pour nos vêtements, notre literie... c'est aussi essentiellement de la culture de plantes textiles, ou encore de l'élevage de mouton puisqu'il semble difficile sous nos latitudes de pouvoir se passer de laine. Il faut savoir ensuite transformer ces plantes textiles pour obtenir le produit final qu'est le fil...que l'on pourra tisser, tricoter, crocheter...
rien que les chaussures sont un gros sujet à part si l'on imagine devoir se passer de bottes caoutchouc en cas de pluie ou si l'on veut essayer d'avoir les pieds au chaud et au sec en hiver...
ensuite l'abri : il faut pratiquement pouvoir construire sa maison puis l'entretenir. tout cela avec "les moyens du bord" c'est à dire en principe avec les matériaux que l'on peut trouver sur place. Et c'est très variable selon les régions, les endroits...
il y a les moyens de chauffage : ce sera surtout le bois... qu'il faudra faire régulièrement si on veut en utiliser presque toute l'année... ce qui est nécessaire si par exemple on veut cuisiner même en été... quand au type d'appareil de chauffage, si on ne dispose pas d'un poêle ou d'une cuisinière (souvent en fonte), il doit aussi être inventé autrement...
les outils, ustensiles, récipients sont un autre sujet important : il faut pour cela pouvoir travailer un minimum le fer (ne serait-ce que pour se fabriquer un outil) et au moyen de cet outil on peut alors travailler le bois. Il faut aussi savoir travailler l'argile et la transformer en pots... de nombreux peuples ne sont jamais allés pour certains même jusqu'au fer et à la roue... je ne sais pas s'ils ne pouvaient pas ou s'ils trouvaient çà trop compliqué... mais çà peut se discuter effectivement une fois que l'on a essayé de trouver du minerai de fer pour en faire quelque chose et une fois aussi que l'on a essayé de fabriquer une roue de ses propres mains...
il y a quelques produits qui font que l'autarcie totale est difficile voire impossible parce que l'on ne va pas pouvoir trouver absolument tout sur place, là où chacun se trouve : le sel... l'argile...
le fer... par exemple... l'argile est quand même présente en beaucoup d'endroits (sous-sols, ruisseaux) le sel peut ne pas être loin si on est en bord de mer... il est déjà plus difficile à trouver à l'intérieur des terres... il y a bien les mines de sel en certains endroits, mais je crains que çà ne soit trop compliqué d'aller au fond l'y chercher... pareil pour le fer : c'est un produit que l'on trouve à profusion aujourd'hui sous la forme de ferraille... mais s'il nous faut chercher le minerai d'origine çà se complique déjà...
Voilà c'était juste pour donner un aperçu de ce à quoi je pense quand je pense autarcie.
Je suis encore très loin de tout cela avec mes minces expériences, auxquelles je m'exerce au jour le jour, par curiosité et pour le plaisir. cela me permet d'apprécier tout le chemin que nous avons fait pour arriver au monde d'aujourd'hui... mais aussi de prendre conscience de la fragilité du système que nous avons construit et qui repose pour l'essentiel sur des énergies comme le pétrole - jusqu'ici présent facilement et à profusion... il a représenté pour nous une vraie baguette magique, mais nous risquons fort de devoir réviser nos leçons quand il viendra à manquer car il n'est pas inépuisable...
en général on pense d'abord au jardin pour la production de nourriture ; en fait en autarcie il faut envisager bien plus largement des cultures qui vont nous permettre de tenir d'une année à l'autre et il faut donc cultiver des surfaces plus importantes qu'un simple jardin, mais aussi des choses différentes.
car non seulement les légumes du jardin risquent d'être insuffisants en quantité - d'autant plus si l'on est une famille entière, mais ils ne répondent pas à eux seuls à nos besoins... il nous faudra donc cultiver une certaine surface de céréales, racines, légumineuses, oléagineux... qui vont arriver à "caler" tous les estomacs, mais aussi qui vont nous permettre de passer une période d'environ six mois durant laquelle il n'y a aucune production.
il y a quand même pas mal de "mauvaises herbes" disponibles tout au long de l'année : il est bon de connaître l'essentiel des plantes de la nature qui nous entoure, car à quelques unes près elles sont toutes mangeables. Elles constituent des compléments très intéressants et en cas de menace réelle de disette elles peuvent nous aider à passer des caps difficiles. Mais simplement comme elles poussent toutes seules c'est toujours çà de travail en moins... Elles représentent aussi une bonne partie de notre pharmacie.
on a aussi tendance à oublier que le jardinage moderne est souvent un jardinage en kit : on achète les semences et les plants. en autarcie il faut pouvoir les produire soi-même, et sans artifices. cela exclut certaines cultures sensibles, selon les régions...
se pose aussi la question des fibres textiles : nous en avons besoin pour nos vêtements, notre literie... c'est aussi essentiellement de la culture de plantes textiles, ou encore de l'élevage de mouton puisqu'il semble difficile sous nos latitudes de pouvoir se passer de laine. Il faut savoir ensuite transformer ces plantes textiles pour obtenir le produit final qu'est le fil...que l'on pourra tisser, tricoter, crocheter...
rien que les chaussures sont un gros sujet à part si l'on imagine devoir se passer de bottes caoutchouc en cas de pluie ou si l'on veut essayer d'avoir les pieds au chaud et au sec en hiver...
ensuite l'abri : il faut pratiquement pouvoir construire sa maison puis l'entretenir. tout cela avec "les moyens du bord" c'est à dire en principe avec les matériaux que l'on peut trouver sur place. Et c'est très variable selon les régions, les endroits...
il y a les moyens de chauffage : ce sera surtout le bois... qu'il faudra faire régulièrement si on veut en utiliser presque toute l'année... ce qui est nécessaire si par exemple on veut cuisiner même en été... quand au type d'appareil de chauffage, si on ne dispose pas d'un poêle ou d'une cuisinière (souvent en fonte), il doit aussi être inventé autrement...
les outils, ustensiles, récipients sont un autre sujet important : il faut pour cela pouvoir travailer un minimum le fer (ne serait-ce que pour se fabriquer un outil) et au moyen de cet outil on peut alors travailler le bois. Il faut aussi savoir travailler l'argile et la transformer en pots... de nombreux peuples ne sont jamais allés pour certains même jusqu'au fer et à la roue... je ne sais pas s'ils ne pouvaient pas ou s'ils trouvaient çà trop compliqué... mais çà peut se discuter effectivement une fois que l'on a essayé de trouver du minerai de fer pour en faire quelque chose et une fois aussi que l'on a essayé de fabriquer une roue de ses propres mains...
il y a quelques produits qui font que l'autarcie totale est difficile voire impossible parce que l'on ne va pas pouvoir trouver absolument tout sur place, là où chacun se trouve : le sel... l'argile...
le fer... par exemple... l'argile est quand même présente en beaucoup d'endroits (sous-sols, ruisseaux) le sel peut ne pas être loin si on est en bord de mer... il est déjà plus difficile à trouver à l'intérieur des terres... il y a bien les mines de sel en certains endroits, mais je crains que çà ne soit trop compliqué d'aller au fond l'y chercher... pareil pour le fer : c'est un produit que l'on trouve à profusion aujourd'hui sous la forme de ferraille... mais s'il nous faut chercher le minerai d'origine çà se complique déjà...
Voilà c'était juste pour donner un aperçu de ce à quoi je pense quand je pense autarcie.
Je suis encore très loin de tout cela avec mes minces expériences, auxquelles je m'exerce au jour le jour, par curiosité et pour le plaisir. cela me permet d'apprécier tout le chemin que nous avons fait pour arriver au monde d'aujourd'hui... mais aussi de prendre conscience de la fragilité du système que nous avons construit et qui repose pour l'essentiel sur des énergies comme le pétrole - jusqu'ici présent facilement et à profusion... il a représenté pour nous une vraie baguette magique, mais nous risquons fort de devoir réviser nos leçons quand il viendra à manquer car il n'est pas inépuisable...
dimanche 2 décembre 2007
à la noix...
petit noyer deviendra grand... mais mettra beaucoup de temps pour devenir grand...
il faut d'abord les décortiquer, un peu chaque jour, à l'avance ou au fur et à mesure des besoins...
puis les piler... ou les moudre : moudre c'est bien plus rapide mais les cerneaux ne seront pas écrasés mais seulement réduits en miettes... ce n'est pas la même chose si par exemple on veut émulsionner pour faire un beurre de noix... ou encore en extraire quelques gouttes d'huile en les pressant dans un petit tissu... histoire d'en frotter la poêle...
presqu'un symbole de l'autarcie, la noix :
environ 660 calories aux 100g, (c'est le tiers de la ration quotidienne nécessaire) 15% de protéines, 60% de lipides et 15% de glucides... plein d'oméga 3 etc...
le noyer peut produire s'il est gros jusqu'à 150 kg de noix, ce qui fait environ 75kg de cerneaux... sans que l'on ait besoin de rien faire et ce pendant plus de 200 ans...
c'est un arbre qu'il faudrait planter massivement partout autour des villages pour parer à l'avenir impossible de l'agriculture industrielle pétrodépendante... lorsque celle-ci sera tombée en panne sèche, nous ne pourrons échapper à la disette que grâce aux plantations préventives de noyers, noisetiers, chataigniers et autres fruitiers...
la noix est intéressante pour plein de choses :
on peut bien sûr en faire de l'huile mais il faut savoir la presser... deux kg de cerneaux donnent environ un litre d'huile. à mon avis il vaut mieux la manger entière plutôt que de donner le tourteau aux animaux...
elle est bonne à croquer telle que, avec du pain paysan ou complet, elle est bonne hachée dans toutes sortes de préparations et salades, qu'elle enrichit considérablement en raison de sa composition en lipides, elle est très utile pilée dans un mortier pour la préparation de divers pâtés, pâtes à tartiner (mélangée à d'autres choses), elle se mange sucrée ou salée, on peut en faire en l'émulsifiant avec de l'eau (si on veut faire gonfler, rallonger, il faut verser l'eau au compte goutte et battre comme pour la mayonnaise), une sorte de beurre de noix, de crème, de lait ou de béchamel selon l'épaisseur que l'on veut obtenir...
elle peut se mélanger aux mueslis, barres de céréales et fruits secs, noisettes ou autres oléagineux grillés, etc...
elle se stocke facilement (juste gare aux rongeurs) et durant plusieurs années s'il le faut...
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