mercredi 8 avril 2009

la primevère élevée est aussi apparue à présent, dans les endroits humides des sous-bois : ses feuilles peuvent se mélanger aux salades.



les petits monstres dont j'avais parlé à propos de la ficaire se sont ici emparés en masse d'une anémone des bois ou anémone sylvestre (vénéneuse).
opération dispersion dès qu'ils ont vu l'objectif s'approcher... pour ensuite doucement se rassembler à nouveau dans le garde-manger...
je pense qu'il s'agit des larves des petits coléoptères noires qui vont par la suite faire main basse sur les fleurs de couleur jaune : c'est leur spécialité...












l'ail des ours ne poussait pas chez moi ; du coup je suis allé en chercher dans mon ancienne patrie la forêt du Rhin où il en pousse des tapis entiers, et je l'ai introduit sous les noisetiers en bordure de forêt : il y vient bien, en ligne comme je l'ai planté... :-) il a commencé à se multiplier mais pour qu'il y en ait vraiment beaucoup il va certainement falloir attendre des années...
c'est une plante très intéressante qui remplace l'ail dans les salades surtout, lorsqu'il n'y en a plus ou pas encore... à défaut j'utilise la verdure de l'ail que j'ai en permanence au jardin et que je cultive en vivace.
là où il y en a, ne pas confondre avec le muguet qui ressemble un peu et qui est vénéneux : mais on arrive quand même à les différencier avec un peu d'habitude et ils ne poussent pas souvent vraiment mêlés... les feuilles du muguet viennent un peu plus tard et bien sûr ne sentent pas l'ail lorsqu'on les écrase ; elles sont aussi d'une couleur verte un peu différente...




au jardin un rutabaga qui redémarre et ressemble à Totoro... :-)



j'ai bien les oeuvres de Miyasaki :-)

pic-étonnant

çà fait plusieurs jours qu'un bruit comme métallique bizarre résonne en forêt : de loin çà ressemble à un cri d'oiseau, de plus près comme si on cognait sur du métal... un tambourinage toutes les dix secondes (j'ai compté, ce matin, au lever du jour) sans arriver à déterminer ce que çà peut être...
jusqu'au moment où c'est tout à côté, cette fois-ci, et que çà ressemble à un tambourinage de pic... et effectivement c'est un pic épeiche qui a découvert que tambouriner sur le métal fait encore plus de bruit, histoire d'épater les copines... apparemment son bec est solide car il passe une bonne partie ses journées actuellement, à marteler la fixation métallique du sommet du pylone électrique...

j'ai réussi à capter l'individu, hélas beaucoup flou (le point noir en haut du poteau sur le côté droit) car rien d'autre que mon petit objectif 200mm...

il est cependant intéressant de voir qu'un pic-épeiche se rend compte de la différence de sonorité qu'apporte du métal par rapport à l'arbre mort, et qu'il y prenne goût au point de se spécialiser... pas bête...

lundi 6 avril 2009

quelques nouvelles éclosions...

les ficaires ont enfin suivi leurs feuilles qui étaient apparues en premier. ici quelques unes dont j'ai remarqué les pistils noirs...
et c'est seulement en voyant de près la photo sur l'ordinateur que je découvre qu'il s'agit d'un petit insecte posé sur chacune de ces barres de douceur...




la renouée bistorte : très bonne comestible ; une fois que l'on connaît son environnement on saura retrouver l'année suivante les différentes sources de plantes intéressantes à cueillir, de nombreuses reviendront aux mêmes endroits.




la pimprenelle aussi se développe bien : elle était quasi absente à notre arrivée. peut-être importée - avec bien d'autres fleurs de prairie dont je n'avais pas l'habitude ici, avec des roundballers de foin que j'ai achetés...
mais peut-être aussi un lien avec un assèchement de notre environnement : alors que nous avions plusieurs inondations régulières chaque année pendant dix ans, cela fait à présent une autre dizaine d'années qu'il n'y en a plus, la quantité de pluies ayant nettement diminué... et il s'en suit une modification notable de la végétation.




la violette odorante... sent délicieusement bon...




en principe la capselle bourse à pasteur, une autre comestible... elle va fleurir ce qui permettra d'en être sûr. ses feuilles peuvent prendre des allures très différentes et ressembler même à du pissenlit, parfois... le pissenlit est là aussi d'ailleurs mais pas encore en fleurs.




l'égopode, figure au hit parade des plantes fréquentes et bonnes comestibles...



le lamier pourpre est une sorte d'ortie non piquante : elles se mangent toutes, blanche, jaune, pourpre ou celui aussi tacheté qui ressemble au pourpre mais bien plus grand. le lamier pourpre est plutôt un lamier nain... :-)



les feuilles de reine des prés sont faciles à repérer : elles viennent dans les endroits particulièrement humides.

dimanche 5 avril 2009

réserves



j'ai replanté plein de navets pour leurs fanes et leurs graines... mais j'en ai quand même conservé environ une caisse : les réserves doivent encore être importantes au printemps, histoire de suffire jusqu'à la première récolte. on a tendance à l'oublier mais les "basiques" (racines, céréales, légumineuses, oléagineux) doivent nous permettre de tenir jusqu'en été... les plantes sauvages viennent alors en appoint, pour permettre, justement, de faire la rallonge...

pour ma part je n'ai "déjà" plus de pommes de terre, et j'en ai acheté un peu : je pense en faire nettement plus cette année par exemple. idem pour tout le reste : le paysan de l'époque devait avoir un sacré savoir-faire pour gérer la culture et la production de nourriture pour la famille, et la paysanne pour ensuite stocker correctement et faire durer jusqu'à ce qu'arrive la nouvelle récolte.

ce n'est pas évident du tout... aujourd'hui quand on manque il suffit d'acheter... et lorsque l'on jardine on a tendance à cultiver pour la gourmandise sans avoir besoin de s'occuper de la production des basiques...

samedi 4 avril 2009

il peut être utile de connaître les plantules à leur stade petit, c'est même indispensable pour éliminer certaines plantes précocement, sachant que l'on n'en veut pas, ou au contraire en promouvoir d'autres que l'on aura envie ou intérêt à conserver...

ici la balsamine de l'Himalaya qui peut atteindre 2 mètres de haut et prendre beaucoup de place ; elle est très prolifique - n'est pas considérée comestible, sauf ses graines le moment venu...

il y en a tellement que dans l'enceinte du jardin je ne la laisse pas trop se développer... par ci-par là elle peut toutefois être fort décorative, le long d'une clôture par exemple, qu'elle va totalement coloniser...






les orties aussi sont à gérer : elles sont bienvenues car c'est l'une des plantes les plus utiles à cuisiner : bonne au goût et de composition intéressante (protéines vertes) ; elle est aussi un bon engrais et activateur de compost. je n'ai pas tendance à faire du purin : c'est un peu fastidieux à faire et utiliser et je préfère prendre la plante telle quelle. elle peut former de gros tapis là où on a versé du fumier qui s'est entretemps complètement décomposé... l'ortie est une plante que nous mangeons très souvent : il faut donc aussi la promouvoir car elle ne pousse pas forcément toute seule en quantité suffisante. cueillie régulièrement on peut en manquer : sabine n'utilise par exemple pas de fumier dans ses jardins et les orties ont alors moins tendance à y proliférer...



la dorine a réapparu (elle est comestible crue ou cuite mais ne pas confondre avec une euphorbe qui ne l'est pas : mais l'euphorbe vient plus tard et fait un latex blanc lorsqu'on la casse).
les grosses fourmis forestières se sont aussi réveillées... et elles adorent lécher le sucre des dorines...



j'avais semé bien trop de navets l'année dernière : ils se sont très bien conservés au noir et au frais, et là ils redémarrent : le surplus est replanté et donnera des fanes très bonnes à manger ; ensuite ils montent à graine pour donner des semences et s'il y en a trop, des graines à germer...
j'ai fait pareil avec des rutabagas : il faut d'ailleurs faire ainsi avec nombre de choses que l'on veut faire monter à graines pour récupérer ensuite de nouvelles semences (carottes, céléris, betteraves, panais, oignons, poireaux, etc.. etc...)
tuteurer une fois que c'est grand afin que çà ne se renverse pas...


mercredi 1 avril 2009

chélidoine





à ne pas manger, celle-là : les plantes vénéneuses ne sont pas nombreuses, et il faut savoir les repérer et ne jamais manger quelque chose que l'on ne connaît pas de façon certaine.

la chélidoine ou "herbe à verrue" démarre rapidement au printemps car elle reste verte même en hiver... je l'ai mise dans des jardinières pour meubler un peu (en autarcie les plantes d'intérieur et d'extérieur en pots ne sont pas légion) on la trouve un peu partout dans les endroits, mêmes les gravats, humides et ombragés (jardins, bords de maisons, murs et chemins) : son suc jaune (il faut casser une feuille pour le voir de suite apparaître) appliqué régulièrement sur les verrues peut les faire disparaître (ne pas en mettre à côté, ni dans les yeux en se frottant par exemple car corrosif)...

tussilage

il ne pousse pas beaucoup directement là où nous habitons, juste un peu au bord de certains chemins forestiers, ne se distinguant que par temps doux et ensoleillé (il a tendance à rester fermer autrement et on ne le remarque guère) ; il vient fort nombreux à trois km de là à l'entrée du village : le tussilage (tussilago farfara) dont les fleurs jaunes figurent parmi les premières à fleurir à l'arrivée du printemps. les insectes en sont friands car il constitue une intéressante source de nourriture et de pollen...





fleurs et tiges peuvent se manger crues et cuites : ce sont elles qui apparaissent avant les feuilles qui ne viennent que bien plus tard. les feuilles aussi sont comestibles à leurs divers stades, plutôt à cuire une fois grandes (elles peuvent servir à enrouler des mets...)
séchées et grillées, réduites en poudre, elle font un succédané de sel.
la plante est aussi connue pour ses propriétés médicinales (on peut en faire un sirop contre la toux, d'où le nom), infusions aussi et ... plante à fumer... (les feuilles séchées) :-)

il faudrait les cueillir dans des endroits non pollués et pas au bord d'une route fréquentée ou d'un terrain agricole industriel : pas toujours évident alors d'en trouver...