mardi 3 avril 2012

sauvages comestibles


quelques unes sont maintenant fort intéressantes car elles commencent à être présentes dans des quantités qui permettent une cueillette un peu plus conséquente :


l'égopode, par exemple...











l'ortie, qu'il n'est plus nécessaire de présenter...

















































dans les prairies humides on trouve les feuilles de la renouée bistorte, la "langue de boeuf"... :




la consoude, aussi...

l'ail des ours s'emploie comme l'ail : il est rare, chez moi, mais forme de véritables tapis dans certaines forêts...
au départ il n'y en avait pas du tout, chez nous. puis je l'ai implanté en lisière de forêt sous les noisetiers et à présent j'ai vu qu'il commençait à se disséminer alentour...







mardi 27 mars 2012

çà pousse tout seul

les plantes qui poussent ou reviennent toutes seules sont toujours intéressantes, puisqu'elles ne demandent aucun travail... certaines ont besoin d'un petit peu d'attention quand même : la mâche et la claytonie en font partie, et elles sont belles maintenant...
si l'on veut qu'elles se multiplient d'elles mêmes il ne faut pas cueillir tous les plants mais en laisser pousser un certain nombre, bien répartis, là où l'on veut qu'elles reviennent l'année suivante. elles montent à graines et se ressèment ainsi d'elles mêmes.
il faut parfois désherber un peu afin qu'elles ne soient pas étouffées s'il y a trop de concurrence de la part d'autres herbes, et il faut aussi parfois les éclaircir si elles sont trop serrées, afin qu'elles grandissent mieux...

tout cela n'est pas aussi simple, car on a tendance à vouloir faire place nette, à cueillir trop, ou encore à oublier ou détruire accidentellement... je crois bien avoir perdu ainsi le raifort officinal, pourtant pas trop délicat... il faudra que j'en ressème...






idem pour le pissenlit... qui est en train d'arriver...


samedi 24 mars 2012

jardinons



un blog que j'ai bien aimé, fort instructif :
http://www.mon-bio-jardin.com/


mulot

le pauvre a été victime d'un accident : il a sauté dans un seau qui contenait des graines de courges... et n'a plus réussi à en sortir. je prend bien garde en général de ne pas laisser de récipient ouvert, contenant de l'eau ou autre chose, car ils constituent des pièges mortels pour petits mammifères et autre bébètes comme insectes et araignées, aussi. et là j'ai déplacé ce seau, puis oublié de le couvrir...

j'ai fait les photos parce que l'on voit bien le collier de ce qui devrait être un "mulot à collier" apparemment : un collier ininterrompu au niveau du cou, et ventre blanc...
(le mulot sylvestre a un collier toujours interrompu, souvent juste une tache jaune sur la gorge)




un autre a eu plus de chance (je ne sais laquelle des deux espèces, mais peut-être plutôt un "sylvestre" car il avait l'air un peu plus petit : il courait trop vite pour le photographier... un autre jour peut-être...) : il a construit son nid sous la plaque de toile bitumée que j'ai posée sous les noisetiers à l'attention de ceux que çà intéresse (orvets et couleuvres l'an passé).
et déjà une famille... qu'il s'est dépêché de déménager 30cm plus loin parce que je l'ai dérangé... il a l'air de s'être rassuré ensuite...







sème...



je suis tombé chez Ephemerides.com sur un dicton qui disait "laitue, oignon, seigle, petits-pois, sème vers la Saint Benoît (c'est le 21 mars)... et du coup je m'y suis mis...
on m'a donné deux kilos de seigle en grain et d'épeautre aussi... j'ai semé un peu des deux pour tester... même si pour l'épeautre il est peu probable que cela donne quelque chose (il demande une durée de croissance fort longue presque d'une année (de septembre à septembre...)
pour le seigle, j'en ai semé en automne, ce qui est plutôt l'usage chez nous car pour le semis de printemps il est posssible qu'il faille disposer de semences différentes (il doit en principe taller en automne déjà), mais je n'en suis pas sûr. on verra bien.
j'ai semé aussi l'orge que j'ai récoltée l'an passé...
prochaine étape, les petits pois...



j'ai pratiqué mon système habituel qui consiste à ôter, au croc à quatre dents, la couverture végétale qui s'est installée depuis l'automne dernier.
c'est là que je me suis rendu compte d'une forme de collaboration des campagnols - finalement pas si gênants que cela...
les éventuels dégats et prélèvements qu'ils font sont raisonnables... et compensés... une fois que l'on a trouvé comment gérer et organiser : il ne m'a pas fallu une heure pour vider et assembler la couverture végétale au milieu en une butte qui recevra des pommes de terre un peu plus tard... (le carré fait environ 8m de côté)...
il est très facile d'ôter la "moquette" : puis pas besoin de bêcher car tout a été labouré et aéré... par les campagnols.
il n'est d'ailleurs pas certain qu'il y en ait beaucoup (je n'en ai pas rencontré) en raison du froid passé, et les impressionnantes galeries peuvent très bien être le travail de plusieurs mois de l'un ou l'autre individu.

il faut savoir que leurs couloirs ont de nombreuses autres utilités : nids de bourdons, de guêpes, abris pour crapauds, lézards, orvets, couleuvres, etc... les campagnols contribuent également à la dissémination de nombreux végétaux, racines, graines et fruits... sans compter l'engrais qu'ils apportent par leurs déjections, et comme dit, l'aération du sol par les travaux de labour et compostage, de drainage...

leur population est en principe tenue en respect par de nombreux prédateurs comme les rapaces (pas mal de nocturnes chez nous (chouette hulotte), et quoique semblant plus rares, les mustélidés comme belettes, hermines, putois, etc... blaireaux et renards, aussi...

citrons antiques

nous avions trouvé et testé ... il y a une quinzaine d'années une recette pour la conservation salée de citrons (trouvée à l'époque dans un bouquin de Hugues de Bonardi - "trois cent recettes de cuisine écologique") il faut faire plusieurs incisions jusque presque au centre, mettre quelques grains de gros sel dans chaque incision et placer dans un bocal...
un peu oubliés et peu utilisés, nous les avons retrouvés en parfait état - ils n'ont guère bougé - et les utilisons toujours pour apporter un goût de citron dans des plats salés... :-)


souris !

c'est quand qu'on mange ?