dimanche 22 février 2009

prémices











hier la première mésange a chanté le printemps de son petit sifflement répété et ce matin c'est le pic noir qui pousse son long cri...
la nuit c'est le renard qui passe de longs moments à aboyer... il court la forêt à la recherche d'une rencontre amoureuse puisque pour lui février est la période du rut...

durant le grand froid j'ai nourri un peu les oiseaux en mettant des graines de tournesol dans une mangeoire, juste devant la fenêtre ; en fait c'est surtout parce qu'il me restait une réserve d'anciennes graines pour oiseaux achetées il y a un moment déjà... entretemps j'en étais un peu revenu du nourrissage, non seulement parce que les oiseaux ont tendance à devenir dépendants, mais aussi parce qu'en situation d'autarcie réelle je ne pense pas pouvoir être en mesure de produire suffisamment de graines...
çà sera déjà pas mal d'arriver à produire tout ce qu'il faut pour ses propres réserves durant les 13 lunaisons à venir :-)

les visiteurs de la mangeoire sont pratiquement toujours les mêmes : mésanges charbonières, mésanges nonettes et sitelles... bizarrement pas de mésanges bleues, celles-ci semblent être des visiteuses irrégulières...







lorsque la sitelle (ci-dessus) apparaît avec son bandeau de Rapetou, tout le monde se sauve... mais çà ne dure pas longtemps puisqu'elle s'empare d'un grain de tournesol et s'en va aussitôt laissant la place aux suivants...

la nonette, elle, est une mésange un peu plus petite que la charbonière, avec une calotte noire sur la tête..

si les mésanges décortiquent les graines en les retenant avec une patte, la sitelle quant à elle, se cherche un petit trou ou un creux de dimension adéquate, dans lequel elle va pouvoir coincer sa graine pour ensuite la casser du bec...





1 commentaire:

neste a dit…

Lâcher qq poignées de graines aux piafs quand la météo menace leur survie n'est pas forcément un luxe : se maintenir une bonne population de passereaux est un bon moyen de préserver (ou enrichir) l'écosystème local. C'est impressionnant les masses d'insectes qu'ils chassent pour leur nichées. D'ailleurs, les installations de nichoirs sont un meilleur moyen à ce titre. Mais éviter les hécatombes hivernales en les aidant un peu, surtout lors des froidures de février, c'est plutôt une bonne idée, même dans une optique utilitaire.
Quant à la fameuse dépendance, j'ai tendance à penser qu'elle n'est vrai que si un nourrissage massif, long s'arrête brutalement, dans le cadre d'un écosystème trop pauvre par ailleurs. Pour le reste je crois qu'ils savent retourner facilement à leur habitudes premières.
Ce qu'il faut éviter, en revanche, c'est de les nourrir avec les graines "pour oiseaux" de l'agriculture chimique qui finissent par les stériliser. Ce qui est valable pour nous l'est aussi pour eux : manger sain, c'est pas un luxe ! En plus, le prix plus honnête des graines bio fait qu'on est moins tenté de les nourrir massivement.C'est encore plus vrai si on les cultive soi-même !
Donc, oui, aidons les piafs. Nourrissons-les (un peu), logeons les (beaucoup), c'est de la raison !