samedi 26 juin 2010

mauvaises herbes



c'est le temps des mauvaises herbes qui se mangent, depuis un moment d'ailleurs, mais là c'est la profusion...
un petit tour pour quelques cueillettes de verdure : c'est essentiellement dans le jardin que l'on trouve des comestibles intéressantes, actuellement... plus qu'à l'extérieur.

ce sont surtout des commensales de l'activité humaine (c'est à dire qui accompagnent et apparaissent là où vit l'humain) qui viennent dans les terres que l'on travaille, d'où l'intérêt de ne pas avoir un jardin trop "propre" et même de laisser pousser les mauvaises herbes qui nous intéressent... on fait alors du désherbage "à la carte", dans un système plutôt extensif.

je ne cultive ni épinards ni salades : ce sont des plantes qui viennent d'elles-mêmes.

une fois cuites les plantes sauvages deviennent tendres. pour celles que l'on veut manger crues on a intérêt à ne prendre que les jeunes pousses ou jeunes feuilles, et pour ma part je les hache au hachoir à bascule afin de les rendre plus agréables.

en voici quelques unes... mais il y en a pas mal d'autres encore...


la lampsane devient plus grande dans la bonne terre du jardin...


dans la nature elle est bien moins grosse... mais ses feuilles sont toujours bonnes... les plantes sauvages deviennent plus volumineuses dès qu'elles sont dans le milieu favorable d'un jardin... on peut donc les améliorer de cette façon...




l'égopode est intéressant toute l'année : coupé, il revient rapidement... les toutes jeunes feuilles sont plus tendres si on veut les mélanger crues dans de la verdure...




même les pucerons affairés sur les petits pois sont esthétiques... ils ne sont pas très nombreux et par conséquent pas menaçants... et il y a syrphes et coccinelles à proximité.













les rumex font partie des oseilles sauvages très prolifiques... je vais tenter de ramasser les graines aussi...



l'onagre se ressème tout seul et les jeunes plants, très nombreux, doivent de toute façon être éclaircis ou carrément désherbés... alors autant les manger...



à ne pas oublier, le pissenlit : en le laissant monter à graines il sera toujours présent...



galinsoga aussi appelé scabieuse ou herbe aux français... l'une des nos mauvaises herbes les plus fréquentes dans la bonne terre...



là il revient très dru : c'est une plante particulièrement tendre et juteuse...














arroche, de la famille des chénopodes... je laisse toujours les plus beaux pieds pour en cueillir les feuilles au fur et à mesure...



amarante : prolifique aussi... elle fait de véritables tapis par endroits. plus tard les graines sont intéressantes... mais minuscules et pas évidentes à récupérer... enfin, on essaiera encore...




cirse potager : présent partout dans la nature, chez nous, il peut devenir monstrueux et fort décoratif dans un jardin... j'en laisse juste un pour cela, sinon je cueille
alentour ; bon en épinards et les toutes jeunes feuilles crues...














le tabouret des champs, j'en ai toute une plate bande... car j'ai confondu les graines que j'avais stockées avec celle du navet. mais ce n'est pas grave çà se mange aussi et c'est fort joli.




























laiteron, oxalys et pavot : les deux premiers sont de vraies plantes sauvages, connues comme mauvaises herbes, alors que le pavot est de culture à l'origine, mais se ressème ensuite tout seul... pour lui, graines, pétales et feuilles peuvent se manger tout comme pour le coquelicot...









































le pied de coq est une graminée très prolifique et si on le laisse faire des semences, il fait un vrai gazon... que l'on pourra manger... sinon il faudra l'enlever car il donne une véritable jungle impénétrable...
ses graines aussi sont intéressantes mais un peu fastidieuses à cueillir : si on craint l'envahissement il vaut mieux l'écarter...
on le reconnaît parce qu'il fait des tiges toutes plates : il n'est pas présent partout et aime surtout les terrains riches, acides et humides...
chez nous il ne se fait pas prier, surtout là où j'ai mis du crottin de cheval...



le panic pied de coq, Echinochloa crus-galli est appelé parfois "millet des poules"...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

un cours de botanique intéressant pour un ignorant comme moi . merci

Jo des "RG" a dit…

En parlant de petits pois, j'ai un pied fané qui a repris, avec de magnifiques fleurs pourpres ! bizarre, hein ?

Et le plantain (orth ? peutêtre plantin), tu en as ? les poules raffolent de ses petites graines et je crois que c'est comestible.Elles adorent aussi les fleurs de liseron, est-ce que nous pouvons les déguster nous aussi ?

Je viens de trouver un site, "autarcie" (mis en lien sur notre blog) qui semble très utile, mais n'a pas le charme de ton si bel espace.

geispe a dit…

tout se mange dans le plantain : les feuilles de préférence jeunes crues et/ou cuites, les fleurs et les graines... (un peu gélatineuses une fois cuites - nous les ajoutons pour faire émollient p.ex. - on peut les réduire en farine aussi)...
le liseron est cité en général comme purgatif et pas trop conseillé...

Anonyme a dit…

Bonjour, votre blog est superbe. j'aimerais bien manger des plantes sauvages crues, mais j'ai peur d'attraper la fameuse maladie due à l'urine des animaux. Comment faire svp ? Merci. A.M.

geispe a dit…

je n'ai pas vraiment de recette... personnellement je ne me soucie pas trop. il s'agit plutôt des fèces qui peuvent être contaminantes (crottes) de renard entre autre, si j'ai bien compris. il semblerait cependant que le risque soit plus du côté des chiens et chats si l'on se laisse lécher... Wikipédia dit par ailleurs de l'échinococcose que les enfants semblent avoir une résistance immunitaire : celle-ci ne me paraît donc pas à exclure pour les adultes aussi. et enfin... le risque est aussi dans les produits maraîchers du commerce s'ils sont cultivés en plein champ ou même en zone urbanisée puisque le renard y est un hôte possible...