lundi 1 septembre 2008

le jardin de l'étang



ce que j'appelle le jardin de l'étang c'est un petit jardin d'environ deux ares situé une centaine de mètres au nord de la maison, sur le côté d'un étang que les précédents propriétaires avaient creusé lors de la mode "étang-chalet-résidence secondaire" des années 60... (je suis en train de dessiner un petit plan pour avoir une meilleure idée de la conformation des lieux et de mes trois jardins)
c'est là aussi que j'ai planté une série d'arbres : noyers, cerisiers, pruniers, mirabelliers... avec l'inconvénient hélas de fréquentes gelées matinales printanières, ce qui rend aléatoire la production de fruits... si j'avais à refaire je mettrais tout cela dans la partie plutôt sud de mon terrain...





j'avais semé l'automne dernier du blé et de l'avoine : comme c'est le pays des campagnols ils m'ont tout mangé. j'ai cependant remarqué qu'ils ont tendance à diminuer et je vais persévérer dans mes expériences. il faut notamment que l'ensemble ne devienne pas trop inextricable car cela protège les rongeurs de leurs prédateurs... la prochaine fois je sème bien en ligne espacées et je désherbe et entretiens nickel...
après la disparition des céréales vers la fin de l'été j'ai transplanté des choses que j'avais en trop ailleurs : blettes, betteraves rouges et rutabagas, poireaux, que l'on voit ici en lignes et d'autres invisibles dans le fond.
j'ai aussi mis un carré de maïs/moutarde/sarrasin : le maïs est venu irrégulièrement en raison du manque d'engrais et d'eau mais il est venu un peu quand même ; le sarrasin a pratiquement disparu mais dès le départ il n'est pas bien venu... la moutarde quand a elle est bien venue et je suis en train de décortiquer et battre les graines... je crois que c'est elle qui a étouffé le sarrasin en fait : l'association n'était pas bonne... un petit carré d'essai de millet est bien venu aussi et ce qui est intéressant millet et maïs n'ont pas été touchés par les rongeurs.
le millet est cependant en train de mûrir encore un moment et il faudra voir si les campagnols continuent de l'ignorer...
le vieux filet n'est pas électrifié mais constitue une clôture psychologique pour ma vieille jument qui se promène le plus souvent en liberté, les oies, mais aussi le gibier (sangliers, cerfs et chevreuils) qui passent régulièrement par là.



l'étang est joli, à moitié envahi à présent par la végétation : il n'est pas profond, avec au plus un mètre au milieu, mais beaucoup de vase ; car il se remblaie doucement. il abrite une dizaine de grosses carpes qui y ont été placées par des enfants du voisinage chaque fois qu'ils en pêchaient ou braconnaient l'une ou l'autre ailleurs... : ils venaient les introduire dans ce qu'ils considéraient comme une réserve naturelle pour leurs poissons, jusqu'à ce que je leur fasse la remarque qu'il va finir par y avoir une dangereuse surpopulation et que les poissons çà ne se braconne pas... :-)



l'étang est envahi par le saule marsault sur la droite et la balsamine de l'himalaya s'est installée à gauche. une revenante que j'aime bien a réapparu après s'être éclipsée un moment : une variété de "bidens" à jolie et grosse fleur jaune - probablement échappée de quelque part et redevenue sauvage - et qui peuple spontanément certaines années toute la bordure de l'étang : magnifique fleur d'automne.



c'est là aussi que l'on trouve - à présent que c'est la saison des araignées - certaines grosses et belles épeires qui aiment les friches humides...
ici, si je ne me trompe car elles peuvent être très variables, araneus quadratus...

2 commentaires:

Le Bric-à-Bio a dit…

Une petite merveille, je serai curieuse de savoir dans quel coin d'Alsace vous vivez..

Geispe a dit…

merci pour vos compliments :-)
je suis dans un fond de vallée des Vosges du Nord au début de l'Alsace Bossue... et au pied du plateau lorrain pas loin de Phalsbourg :-)