jeudi 9 avril 2009

saules

certains morceaux de clôtures avaient besoin d'une réfection : j'avais un peu tardé mais là il fallait à présent couper les rejets des saules avant qu'ils ne redémarrent vraiment...
la plupart de mes clôtures sont en grillage mais j'ai expérimenté quelques parties en tressage végétal... (en autarcie et dans un monde non industriel il n'y a pas de grillage ni de fil de fer : il faut donc se débrouiller sans, ce qui n'est pas évident surtout en raison de la longueur des clôtures nécessaires s'il faut abriter les cultures des dents du bétail et du gibier...)



l'extrémité est encore à terminer : c'est assez amusant à faire puisqu'il suffit d'enfiler les branches les unes après les autres, comme si l'on faisait un tissage. le côté plus fastidieux est la taille et la préparation des branches à la scie manuelle et au sécateur : mais il faut prendre son temps.
le saule au premier plan est l'une des branches... qui a pris racine... pour donner l'arbre que l'on voit... l'autre extrémité de cette clôture n'est pas encore terminé, au moment de la photo. du coup j'ai enfoncé un peu toutes mes tiges pour voir ce que çà donne : si elles veulent toutes devenir aussi grosses que la première çà risque de poser problème, mais on verra...



une vieille clôture qui pourrait encore tenir une année : ce type d'entrelacs verticaux a l'avantage d'empêcher les poules de voler par-dessus, parce que la clôture est assez haute. elle nécessite cependant trois traverses horizontales clouées, alors qu'un entrelac où les brindilles sont enfilées horizontalement ne nécessite aucune partie métallique : uniquement des piquets plantés - solidement - à intervalles réguliers dans le sol. il sera cependant plus bas...



brins de bonne taille pour faire de la vannerie, ici... je n'ai pas encore osé sérieusement : il faudra que je m'y mette, le panier et tout ce qui est récipient en osier étant un ustensile primordial en autarcie.
il faut dire que j'ai sous la main des amis gitans qui font çà de façon parfaite.
mais je vais quand même expérimenter pour apprendre.





une jeune clôture vivante qui deviendra grande, avec le temps...



on peut modeler comme on veut, au moyen de branches entaillées elles deviennent barrières horozontales vivantes...




le saule marsault, une fois que ses branches sont horizontales, fait quantité de rejets utilisables...


un jeune têtard, avant et après le coiffeur...
dans un monde rustique on a intérêt à faire un maximum d'arbres têtards (la plupart des essences s'y prêtent) car cela permet d'avoir quantité de bois de chauffage facile à couper, et beaucoup de bois pour les usages comme clôtures et vannerie, par exemple...



5 commentaires:

caroline a dit…

exellente cette cloture!!
c'est jolie et en plus cela ne vous coute rien....euh....si : du temps!
mais quel récompense de pouvoir se dire:je l'ai fait soit même!

evie57 a dit…

Vraiment sympa votre travail ! J'ai aussi commencé des bordures tressées pour mes plates-bandes. Le tressage est en saule que j'ai trouvé près de chez moi. Et les piquets enfoncés dans le sol sont en châtaigner pour éviter que le saule ne prenne racine ( ce n'est qu'une petite bordure !)
Je mettrai bientôt les photos sur mon site.Si cela vous dit de venir voir...

Geispe a dit…

tout à fait... merci...

Anonyme a dit…

Oh excellent ce blog, je suis sûr que vous connaissez John Seymour le grand autarciste anglais :)

Moi aussi je reverais de vivre en autarcie complète.

A + !

geispe a dit…

oui tout à fait : il a publié "revivre à la campagne", alors que Jacques Massacrier (que je préfères un peu pour sa plus grande simplicité) - et tout aussi connu - a fait "savoir revivre"...